KARATÉ

Dojo Guynemer
Avenue Pierre Renaudel 83400 - Hyères (Var)
Académie Training
Club Yoseikan 16 avenue Colbert 83000 - Toulon (Var)
Contactez-nous
06 58 22 46 58

LE KARATÉ : UN PEU D'HISTOIRE:

Il y a cinq mille ans en Inde, les premières méthodes de combat apparaissent, élaborées à partir de l’observation des animaux. Ces techniques de combat seront importées en Chine par le moine

Boddidharma.C’estàpartirdu6ème sièclequ’ellessedévelopperontaumonastèredeShaolin.
Des moines guerriers, venus de ce monastère, s’installent sur l’île principale de l’archipel des Ryu-Kyu,

l’île d’Okinawa et développent les techniques et la boxe chinoises To-De (main de Chine).

Au 15ème siècle, dans cette île d’Okinawa occupée par les chinois, un décret, interdit le port d’armes. Se développent alors considérablement, les anciennes méthodes locales de combat.

Né sur l’île d’Okinawa à Naha en 1868, Sensei Funakoshi était un homme cultivé, poète et respectueux du code moral de ses ancêtres. Ce n’est qu’à l’âge de 13 ans qu’il commence l’apprentissage du karaté avec Sensei Azato (1828-1906), l’un des plus grands experts en karaté de toute l’île. Il apprit le karaté de façon traditionnelle où l’apprentissage était strict et rigoureux et qui demandait de la patience : l’apprentissage d’un kata pouvait durer des années, tant que l’élève ne l’effectuait pas parfaitement.

Ce n’est qu’au 19ème siècle, lorsque l’île devient province du Japon, que l’enseignement de l’Okinawa-Té est autorisé dans les écoles.

Le karaté est l’art du combat à main nue.

On compte quatre grandes écoles de karaté : le Shotokan, le Wado-Ryu, le Shito-Ryu et le Gojo-Ryu. En 1936, Gichin FUNAKOSHI (1868-1957) fonde son propre dojo qu’il nomme Shotokan :

« Shoto» fait référence à son pseudonyme qu’il utilisait lorsqu’il écrivait des poèmes et «Kan» signifiait la place, le dojo.

Le style développé par Maître FUNAKOSHI portera le nom de son dojo : le SHOTOKAN.

Gichin Funakoshi transforme cet art traditionnel. Il crée de nouveaux katas et change les noms autrefois chinois en japonais. Les idéogrammes chinois kara-te (main de Chine) sont transformés en idéogrammes japonais kara-te (main vide). Le Karaté-Do signifie la « voie de la main vide ».

“La connaissance de cet Art, la maîtrise des techniques, le développement des vertus de courage, de courtoisie, d’intégrité, d’humilité et de contrôle de soi, jusqu’à en faire la lumière intérieure qui servira de guide dans la vie quotidienne, tout ceci demande au moins 10 à 20 ans et si possible, une vie entière dédiée à l’étude de cet Art. Gichin Funakoshi."

QUELS SONT LES BÉNÉFICES POUR LA SANTÉ LIÉS À LA PRATIQUE DU KARATÉ ?

Le karaté peut être très bénéfique pour la santé avec une pratique adaptée. De manière générale, le karaté va faire appel à la coordination et l’équilibre. Selon l’âge, la pratique du karaté va apporter des bienfaits spécifiques.
Chez l’enfant, il permet le travail de la latéralisation et de la précision des gestes. Le travail à deux ou en groupe lors des entraînements permet de développer les relations sociales.

Chez l’adolescent et le jeune adulte, le karaté peut avoir des vertus éducatives : il permet de canaliser la volonté et l’énergie, tout en apprenant à perdre, à gagner et surtout à respecter les règles du jeu.
Vers 40 ans, il permet un entretien physique.

LE CLUB

GICHIN FUNAKOSHI

Son enfance

Gichin Funakoshi est né le 10 novembre 1868 à Yamakawa, Shuri, préfecture d’Okinawa (îles Ryukyu, Japon), et décédé en 1957. Il est considéré comme le père du Karaté-Do.
Gichin Funakoshi était un garçon peu robuste dans son enfance,c’est à l’age de 11 ans que ses parents lui firent étudier le Shuri-te, par son maître d’école, le fils de Azato Yasutsune.
Plus tard, vers l’age de 15 ans, Gichin Funakoshi débute la pratique du Shuri-te sous la tutelle de maître Azato, un des plus grands experts d’Okinawa
Sensei Funakoshi fit ensuite la connaissance de Maître Itosu, un aristocrate d’Okinawa et ami d’Azato. Gichin Funakoshi apprenait parfois sous leur double tutelle les aspects spirituels et techniques du Karate. Il eut donc la chance d’être formé par les deux principaux successeurs de Sokon Matsumura, les deux plus grands maîtres de l’époque: Itosu et Azato.
L’arrivée au Japon
G.Funakoshi alla au Japon pour la première fois en 1917 pour faire une démonstration au Butokuden de Kyoto. Il y retourne en 1922 pour une deuxième démonstration devant le ministre de l’Education Nationale Japonaise. Cette présentation, la première démonstration publique du karaté-jutsu au Japon, eut un succès incroyable.
Jigoro Kano le fondateur du Judo, l’invite à Tokyo pour présenter son art au Kodokan.Le succès fut immédiat et les demandes de cours affluaient. Sensei décide de rester dans cette ville pour enseigner l’Okinawa-te. Il ne retourna jamais à Okinawa.
Sensei Gichin Funakoshi est alors âgé de 53 et travaille comme de gardien de dortoir ce qui lui permet de subsister et de donner ses premiers cours.
C’est vers 1930 que Funakoshi commencera à utiliser l’idéogramme « Kara » signifiant vide, aux dépends de celui, de prononciation identique « To » désignant la Chine. La raison évidente en était la montée du nationalisme au Japon. Il lui ajoutera le suffixe « DO » Ainsi naquit le Karaté-do, « la voie de la main vide », qui remplace le To-de,
« la main de chine ».
En 1935, les élèves de Funakoshi lui construisent un dojo appelé Shotokan. Cela signifie « la maison de la Pinède ». Gichin Funakoshi était écrivain, il signait ses oeuvres sous le pseudonyme de « Shoto », car il aimait à se retirer dans une Pinède pour y chercher l’inspiration… C’est ainsi qu’est née l’école Shotokan.
De son école sortiront de célèbres maîtres: Nakayama, Kase, Shirai, Ochi, Nishiyama, Kanazawa, Nagamine, Takagi , Yoshida, Obata, Noguchi et Otsuka.
Gichin Funakoshi est décédé le 26 avril 1957, à l’âge de 89 ans. Un grand mémorial public a été tenu à Ryogoku Kokugikan (Ryogoku National Sumo Hall), occupé par plus de 20 000 personnes.

Les 20 préceptes

C’est Pour Guider Les Élèves Vers Une Meilleure Perception Spirituelle Des Arts Martiaux Que Maître Gishin Funakoshi A Élaboré Le Nijukun (Les 20 Préceptes Du Karatedo)

1- Karatedo wa rei ni hajimari, rei ni owaru koto wo wasuru na.

N’oublie pas que le karaté commence dans le respect et finit dans le respect.

2- Karate ni sente nashi

Pas de première attaque en karaté.

3- Karate wa gi no tasuke

Le karaté est l’instrument de la justice.

4- Mazu jiko wo shire, shikashite ta wo shire

Connais-toi d’abord toi-même, puis connais les autres.

5- Gijutsu yori shinjutsu

L’esprit plus que la technique

6- Kojoro wa hannata ni koto wo yosu

Libère et garde détaché ton esprit.

7- Wazawai wa ketei ni sho zu

La malchance provient de la négligence.

8- Dojo nomi no karate to omou na

Ne pense pas que le karaté est seulement au dojo.

9- Karate no jugyo wa issho de aru

L’entraînement en karaté dure la vie entière.

10- Arayuru mono wo karate kaseyo, soko ni myo-mi ari

Pense toutes choses de la vie au travers du karaté, là est la subtilité cachée.

11- Karate wa yu nogotoshi taezu netsudo wo ataezareba moto no mizu ni kaeru

Le karaté est comme l’eau bouillante, qui redevient froide si vous ne lui apportez pas continuellement de la chaleur.

12- Katsu kangae wa motsu na, makenu kangae wa hitsuyo

Ne pense pas à gagner, pense à ne surtout pas perdre.

13- Teki ni yotte tenka seyo

Change en fonction de ton adversaire.

14- Ikusa wa kyo-jutsu no soju ikan ni ari

Dans le combat, la stratégie réside à distinguer les ouvertures des points invulnérables.

15- Hito no teashi wo ken to omoe

Pense aux bras et aux jambes humains comme à des sabres.

16- Danshi mon wo izureba, hyakuman no teki ari

Passé votre foyer, 1 million d’ennemis attendent.

17- Kamae wa shoshinsha ni ato wa shizentai

Le novice s’astreint à la posture de garde formelle, la posture naturelle viendra plus tard.

18- Kata wa tadashiku, jissen wa betsumono

Le kata doit être exécuté strictement, en combat c’est une autre chose.

19- Chikara no kyojaku, tai no shinshuku, waza no kankyu wo wasureru na

N’oublie pas de moduler la puissance de la force, l’élasticité du corps et la vitesse relative des techniques.

20- Tsune ni shinen kufu seyo.

Penses-y tout le temps et suis ces préceptes au quotidien.

Le code de conduite du karateka

L’HONNEUR : MEIYO
C’est la qualité essentielle. Nul ne peut se prétendre Budoka (Guerrier au sens noble du terme) s’il n’a pas une conduite honorable. Du sens de l’honneur découlent toutes les autres vertus.
Il exige le respect du code moral et la poursuite d’un idéal, de manière à toujours avoir un comportement digne et respectable. Il conditionne notre attitude et manière d’être vis à vis des autres.
LA FIDELITE : CHUJITSU
Il n’y a pas d’honneur sans fidélité et loyauté à l’égard de certains idéaux et de ceux qui les partagent. La fidélité symbolise la nécessité incontournable de tenir ses promesses et remplir ses engagements.
LA SINCERITE : SEIJITSU ou MAKOTO
La fidélité nécessite la sincérité dans les paroles et dans les actes. Le mensonge et l’équivoque engendrent la suspicion qui est la source de toutes les désunions.
En karaté – do, le salut est l’expression de cette sincérité, c’est le signe de celui qui ne déguise ni ses sentiments, ni ses pensées, de celui qui se sait authentique.
LE COURAGE : YUUKI ou YUUKAN
La force d’âme qui fait braver le danger et la souffrance s’appelle le courage. Ce courage qui nous pousse à faire respecter, en toutes circonstances, ce qui nous paraît juste, et qui nous permet, malgré nos peurs et nos craintes, d’affronter toutes les épreuves. La bravoure, l’ardeur et surtout la volonté sont les supports de ce courage.
LA BONTE et LA BIENVEILLANCE : SHINSETSU
La bonté et la bienveillance sont les marques de ce courage qui dénotent une haute humanité. Elles nous poussent à l’entraide, à être attentif à notre prochain et à notre environnement, à être respectueux de la vie.
LA MODESTIE et L’HUMILITE : KEN
La bonté et la bienveillance ne peuvent s’exprimer sincèrement sans modération dans l’appréciation de soi – même. Savoir être humble, exempt d’orgueil et de vanité, sans faux-semblant est le seul garant de la modestie.
LA DROITURE : TADASHI ou SEI
C’est suivre la ligne du devoir et ne jamais s’en écarter. Loyauté, honnêteté et sincérité sont les piliers de cette droiture. Elle nous permet de prendre sans aucune faiblesse une décision juste et raisonnable.
LE RESPECT : SONCHOO
La droiture engendre le respect à l’égard des autres et de la part des autres. La politesse est l’expression de ce respect dû à autrui quelles que soient ses qualités, ses faiblesses ou sa position sociale.??Savoir traiter les personnes et les choses avec déférence et respecter le sacré est le premier devoir d’un Budoka car cela permet d’éviter de nombreuses querelles et conflits.
LE CONTRÔLE DE SOI : SEIGYO
Cela doit être la qualité essentielle de toute ceinture noire. Il représente la possibilité de maîtriser nos sentiments, nos pulsions et de contrôler notre instinct.
C’est l’un des principaux objectifs de le pratique du Karaté – Do, car il conditionne toute notre efficacité. Le code d’honneur et de la morale traditionnelle enseignée dans le Karaté – Do est basé sur l’acquisition de cette maîtrise.